Membres et Observateurs

L'OIM compte actuellement 157 Etats Membres. Viennent s’y ajouter 10 Etats qui ont le statut d’observateur, tout comme de nombreuses organisations internationales et non gouvernementales.

Gouvernements

L'OIM compte 157 Etats Membres et 10 Etats observateurs. Elle œuvre en étroite collaboration avec les gouvernements pour promouvoir une gestion des migrations qui garantisse des mouvements en bon ordre et respectueux de la dignité humaine, dans l'intérêt des migrants et de la société.

L'OIM a noué des partenariats dans plusieurs domaines clés avec des gouvernements en Afrique, en Europe, aux Amériques, au Moyen-Orient, en Asie et en Océanie. Plus de 2 300 projets de l'OIM étaient en cours d'exécution dans différents pays du monde en 2009, année au cours de laquelle plus de 700 projets ont été lancés.

L'OIM collabore étroitement avec les gouvernements pour renforcer la coopération internationale dans les enceintes suivantes :

Organisations intergouvernementales

L'Organisation Internationale pour les Migrations entretient depuis longtemps des relations de travail intenses avec les Nations Unies à différents niveaux. A ce jour, il existe trois éléments formels sur lesquels s'appuient les relations générales unissant l'OIM aux Nations Unies:

  • Le statut d'observateur auprès de l'Assemblée générale des Nations Unies, que l'OIM a obtenu en 1992 (résolution de l'Assemblée générale A/RES/47/4).
  • L'intégration de l'OIM, par décision de l'Assemblée générale, dans le Inter-Agency Standing Committee (IASC) en qualité d'« invité permanent », également en 1992.
  • L'accord de coopération entre l'OIM et l'ONU, signé en 1996, qui offre une base formelle pour une collaboration plus étroite entre les deux secrétariats.

La collaboration opérationnelle croissante qui s'est instaurée au cours des quinze dernières années entre l'OIM et un vaste éventail d'entités des Nations Unies s'est également traduite par l'incorporation ponctuelle plus fréquente de l'OIM dans des groupes de travail pertinents des Nations Unies, non seulement dans des situations d'urgence ou au lendemain d'un conflit, mais aussi dans le cadre de processus consultatifs en cours concernant, entre autres, la condition de la femme et l'égalité entre les sexes.

Mission d'observation auprès des Nations Unies

En outre, le Bureau de l'Observateur permanent de l'OIM à New York entretient activement des relations suivies avec le Secrétariat des Nations Unies, et plus particulièrement avec le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), le Département des affaires économiques et sociales (DESA), le Département des opérations de maintien de la paix (DOMP) et le Département de la sûreté et de la sécurité des Nations Unies (UNDSS), en vue de fournir des informations sur les politiques et activités de l'OIM et de donner un avis sur les questions de fond relevant des domaines de compétence de l'Organisation.

Le Bureau de l'Observateur permanent encourage en outre l'échange d'informations avec les organes des Nations Unies basés à New York, tels que le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), sur des questions d'intérêt mutuel. Des mémorandums d'accord ont été signés avec bon nombre d'entre eux, qui régissent les domaines particuliers et les détails de la coopération. Le Bureau représente également l'OIM au sein des divers groupes de travail mis sur pied par le Groupe de travail des Nations Unies pour le développement (UNDG) et l'OCHA.

Equipes de pays des Nations Unies

Les chefs de mission de l'OIM sont fréquemment invités par les coordonnateurs résidents à participer aux équipes de pays des Nations Unies, parfois en qualité de partenaires à part entière, bien que l'OIM n'ait pas le statut d'organisme des Nations Unies. Les bureaux extérieurs entretiennent d'étroites relations de travail avec leurs partenaires des Nations Unies, notamment avec le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR), l'Organisation internationale du Travail (OIT), le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), le Programme alimentaire mondial (PAM), le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), et le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA). Cette coopération se traduit notamment par l'organisation et l'exécution conjointes de programmes et d'activités, par une coordination étroite et par la fourniture de services complémentaires.

Comité permanent inter-organisations

L'introduction de l'approche sectorielle a consolidé la présence de l'OIM au sein du Comité permanent interorganisations (IASC). Cette approche offre à la communauté humanitaire l'occasion de faire ressortir les caractéristiques uniques de chaque organisation et d'exploiter leurs atouts respectifs. L'OIM assume le rôle de chef de file du groupe sectoriel de la coordination et de la gestion des camps lors de catastrophes naturelles, et joue en outre un rôle capital au sein de divers autres groupes sectoriels, notamment dans ceux de la logistique et des abris d'urgence.

Groupe mondial sur la migration

La collaboration de l'OIM avec le système des Nations Unies et ses institutions est encore renforcée par son appartenance au Global Migration Group (GMG). Ce groupe interinstitutions qui se réunit au niveau des chefs de secrétariat a pour objectif de promouvoir une large application de l'ensemble des normes et instruments internationaux et régionaux pertinents relatifs à la migration, tout en fournissant une impulsion solide et cohérente afin d'améliorer l'efficacité générale de la politique et des mesures opérationnelles adoptées par la communauté internationale et les Nations Unies face aux chances et défis de la migration internationale.

Le GMG est l'émanation du Groupe de Genève sur la migration, créé en avril 2003 par les chefs de secrétariat de l'OIM, de l'Organisation internationale du Travail (OIT), du Haut-Commissariat aux droits de l'homme (HCDH), de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), et de l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC). Au début de 2006, le Groupe de Genève sur la migration a été élargi au Département des affaires économiques et sociales des Nations Unies (ONU-DESA), au Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), au Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) et à la Banque mondiale. Son mandat a été redéfini, et il a été renommé « Groupe mondial sur la migration » (GMG). En novembre 2007, le GMG a admis quatre nouveaux membres – l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), les commissions régionales des Nations Unies, et l'Institut des Nations Unies pour la formation et la recherche (UNITAR). En 2010, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et l'Entité des Nations Unies pour l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes (ONU-Femmes) ont été admises en tant que membres, portant à 16 le nombre d'institutions membres du GMG.

Société civile et ONG

La collaboration de l'OIM avec les ONG est définie à l'article premier, paragraphe 2 de sa Constitution en ces termes : « l'Organisation coopère étroitement avec les organisations internationales gouvernementales et non gouvernementales concernées par les questions de migration, de réfugiés et de ressources humaines afin, entre autres, de faciliter la coordination des activités internationales en ces domaines. Cette coopération s'exercera dans le respect mutuel des compétences des organisations concernées. »

Plus de 50 ONG ont actuellement le statut d'observateur auprès de l'Organisation. L'OIM encourage activement la participation des ONG à son Conseil et au Dialogue international sur la migration, et espère que leur participation au dialogue sur les politiques migratoires continuera d'augmenter. Au Siège, l'OIM organise des consultations et des séances d'information annuelles à l'intention d'un cercle plus large d'ONG. C'est toutefois sur le terrain que se situe l'essentiel de la coopération programmatique entre les ONG et l'OIM..

La coopération entre l'OIM et les ONG se déroule dans différents contextes et reflète la diversité des relations nouées. Les ONG interviennent tantôt en tant que collaborateurs de l'OIM, fournisseurs de services, réalisateurs de projets ou donateurs, tantôt comme bénéficiaires de la coopération technique de l'OIM, ou bénéficiaires d'une subvention ou de services. L'OIM et les ONG soit coopèrent sur un pied d'égalité, soit complètent leur action respective.

L'OIM et les ONG collaborent sur un large éventail de questions relatives à la gestion des migrations à l'échelle mondiale :

  1. Lutte contre la traite: Les ONG et l'OIM coopèrent pour sensibiliser les migrants potentiels et renforcer les capacités des institutions gouvernementales en matière de lutte contre la traite. Les ONG jouent aussi un rôle fondamental dans les programmes d'aide aux victimes de la traite de l'OIM en leur fournissant un abri et une protection, des conseils et une assistance médicale, ainsi qu'une aide au retour et à la réintégration.
     
  2. Aide au retour volontaire:  L'OIM travaille avec les ONG à chacune des trois étapes de l'aide au retour volontaire : avant le départ, durant le transport et après l'arrivée. Elle se concerte avec les ONG en vue de diffuser des informations, de fournir des conseils, une assistance médicale et une aide au transport, et de faciliter la réintégration. Les ONG apportent aussi une aide au retour aux migrants en situation irrégulière et à d'autres migrants, tels que les demandeurs d'asile déboutés, les migrants victimes de la traite et les nationaux qualifiés.
     
  3. Droits humains des migrants:  Les ONG et l'OIM conjuguent leurs efforts pour organiser ou animer des ateliers et des séminaires, et lancer des campagnes d'information qui visent spécifiquement à faire mieux connaître les droits humains des migrants. L'OIM et les ONG effectuent aussi des recherches et recueillent des informations pour déceler et faire cesser les atteintes à ces droits.
     
  4. Situations d'urgence et d'après conflit:  Dans les situations d'urgence et d'après-conflit, l'OIM s'allie avec les ONG pour mener diverses activités consistant, par exemple, à organiser l'évacuation sûre et en bon ordre ou le retour de populations déplacées, à fournir un abri d'urgence et des secours, à faire en sorte que les problèmes de protection soient identifiés et résolus, à effectuer des recensements et des enquêtes, et à organiser le retour et la réintégration des personnes déplacées à l'intérieur de leur pays, ainsi que des ex combattants et des personnes à leur charge.
     
  5. Gestion des mouvements:  Les ONG aident l'OIM à mener à bien les diverses composantes des programmes de réinstallation ou de retour, à titre temporaire ou permanent, des migrants dans leur pays d'origine, par exemple : l'orientation culturelle, le repérage et réunification des familles, le parrainage, l'assistance pendant le transit, et les services de suivi après les mouvements.
     
  6. Migration de main-d'œuvre: Les ONG sont d'importants partenaires dans les domaines suivants : promotion de la migration régulière de main-d'œuvre, lutte contre la migration irrégulière, stimulation du développement économique et social des pays d'origine, de transit et de destination, et garantie du respect des droits et de l'intégrité des travailleurs migrants.
     
  7. Information de masse:  Les ONG jouent un rôle important dans la recherche, l'élaboration et le lancement de campagnes d'information visant à faire mieux connaître les diverses questions relatives à la migration à travers les médias.
     
  8. Migration et santé:  L'équipe médicale et de santé de l'OIM collabore étroitement avec les ONG pour gérer les évaluations sanitaires des migrants et des réfugiés potentiels dans la perspective de leur réinstallation ou de leur retour, en s'occupant d'une large palette de problèmes de santé.
     
  9. Coopération technique en matière de migration:  Les projets de coopération technique peuvent apporter aux ONG un soutien technique et matériel destiné à renforcer le rôle et la contribution de la société civile dans le domaine de la migration, en appuyant notamment leurs efforts de recherche, la fourniture de services directs aux migrants, et la défense de leur cause. Les ONG sont aussi souvent associées à des activités de coopération technique de l'OIM mises en œuvre au profit des gouvernements.