CARE

Une approche coordonnée pour la réinsertion des victimes de la traite bénéficiant de l’aide au retour volontaire depuis l'Autriche, l'Espagne, la France, la Grèce, l'Italie, la Pologne, le Portugal et le Royaume-Uni

Objectifs du projet

Le projet propose un accompagnement individuel sur-mesure aux victimes de la traite identifiées dans les 8 pays participant au projet afin de les aider à se réinsérer dans leur pays d’origine. Il met en place un mécanisme coordonné comprenant des activités préalables au départ, une assistance à l’arrivée, ainsi qu’un suivi sur une période de 12 mois après le retour. Lorsque des personnes victimes de la traite décident de rentrer chez elles, l’aide qui leur est apportée doit être globale (notamment, par l’accès à une aide à la réinsertion socio-économique, à un soutien psychosocial, à un logement temporaire…), et adaptée à leurs besoins individuels pour que la période de transition se déroule le plus harmonieusement possible et que le risque de ré-exploitation soit réduit.

Le projet proposera une assistance à 130 personnes victimes de la traite, dont 10 mineurs. Les bénéficiaires éligibles sont toutes les personnes victimes de la traite souhaitant rentrer volontairement dans un pays tiers (hors Union Européenne).

Activités

Activités d’information pour promouvoir l’aide délivrée dans le cadre du projet :

  • Organisation de réunions d’information à destination des professionnels travaillant avec les personnes victimes de la traite et des organismes chargés de la mise en place des programmes d’aide au retour volontaire;
  • Diffusion d’une brochure d’information à destination des professionnels et des associations d’aide aux victimes.

Délivrance d’une aide sur mesure aux victimes de la traite. Chaque bénéficiaire recevra une assistance personnalisée selon sa situation et ses besoins spécifiques.

  • Avant le départ, une évaluation des risques et des premières mesures d’assistance nécessaires sera menée. Un plan individuel de réinsertion sera rédigé par l’OIM en lien avec l'association référente d'aide aux victimes et la personne victime elle-même. Une attention particulière sera portée à l’évaluation des compétences et des motivations du bénéficiaire avant son départ, ainsi qu’à la définition d’opportunités concrètes et fiables de réinsertion à travers un contact direct avec des pairs ou le personnel de l’OIM dans le pays de retour.
  • L’assistance à l’arrivée pourra inclure, selon les besoins du bénéficiaire, d’une assistance en transit, d’un accueil à l’aéroport, d’un hébergement en foyer ou encore d’un transport secondaire jusqu’à la destination finale. Une aide à la réinsertion spécifique aux besoins de chaque personne victime pourra inclure, selon les besoins individuels : des soins médicaux, un hébergement temporaire, un soutien psychosocial, une formation, la mise en place d’une activité génératrice de revenus. 
  • Le suivi de la personne sera basé sur un plan individuel de suivi et d'évaluation. Il sera assuré par l'OIM jusqu'à 12 mois après le retour.
  • Une attention particulière sera portée aux mineurs victimes de la traite pour lesquels le retour a été identifié comme étant dans l'intérêt supérieur de l'enfant. En lien avec le tuteur ainsi qu'avec le mineur lui-même, l'OIM procèdera à une enquête familiale dans le pays de retour, à une évaluation des risques et des besoins ainsi qu'à l'identification d'opportunités de réinsertion (telles que des formations) dans le pays de retour. Conformément aux recommandations de l'UNICEF, le retour du mineur sera coordonné en avance avec tous les acteurs impliqués dans le pays européen et dans le pays de retour. Le tuteur ou, en cas d'indisponibilité, un membre du personnel de l'OIM accompagnera le mineur dans son pays d'origine.

Rédaction d’un rapport synthétisant les enseignements issus de la mise en place du projet. Des recommandations seront développées afin d’améliorer la durabilité du retour des victimes de la traite et de reproduire des actions similaires.

Organisation d’une conférence régionale présentant les enseignements tirés du projet et les recommandations à destination des représentants des 28 pays membres, de la Commission européenne, des experts européens, des partenaires du projet et des représentants des ambassades des pays de retour.

Calendrier et budget

Le projet est mis en place du 1er septembre 2013 jusqu'au 31 décembre 2015.

Il est financé par le fonds européen pour le retour (90%) et co-financé par les partenaires du projet (10%).

Coordination du projet

Le projet est coordonné par le bureau de l’OIM à Paris (Fanny Ruinart, fruinart@iom.int,  +33 1 40 44 06 91).

Pour plus d’informations sur la mise en place du projet, veuillez contacter les référents dans chaque pays participant :

Autriche: Katie Klaffenböck, kklaffenboeck@iom.int, + 43 1 585 33 22 46

France: Chloé Taillard Yevenes, ctyevenes@iom.int, + 33 1 40 44 06 91

Portugal: Marta Bronzin, mbronzin@iom.int, +351 21 324 29 47

Espagne: Georgina Lara, glara@iom.int, +34 91 445 71 16

Royaume-Uni: Annie Morris, amorris@iom.int, +44 20 7811 6021

  

Partenaires :

  • Autriche: Ministère de l'intérieur, Bureau des affaires criminelles
  • Espagne: Bureau du procureur général
  • France: Ministère des affaires étrangères
  • Portugal: Commission pour l'égalité des genres
  • Royaume-Uni: Ministère des affaires étrangères